Atelier Montessori: Les perles d’eau.

Salut les poulets,

S’il y a un truc que j’adore c’est Pinterest. Avant de dormir, pendant que l’Homme ronflote à côté de moi (je t’aime l’Homme!) je fais un tour sur le site et j’enregistre une tonne d’idées que je ne concrétiserai sans doute jamais.. mais pour certaines je fais des efforts!

L’atelier des perles d’eau qu’on voit un peu partout quand on tape « Montessori » me faisait de l’œil depuis une éternité. On pourrait penser que vu l’âge de mes nains ça serait dépassé mais pas du tout! L’entraînement en motricité fine plaît aussi aux grands.. enfin, c’est surtout de chipoter avec des matières bizarres qui était rigolo pour eux mais l’entraînement était tout de même là, bon pour le petit qui en est au début du graphisme et bon pour le grand qui commence à vraiment écrire en attaché!

Petite explication: les perles d’eau sont utilisées en décoration, notamment dans des vases. Elles s’achètent déshydratées et il suffit de les mettre dans de l’eau pendant quelques heures pour les faire gonfler. Après utilisation, elles restent grosses pendant quelques jours puis reprennent leur taille normale. Pour les acheter, j’imagine qu’on peut en trouver chez les fleuristes ou dans certaines grandes surfaces. Le plus facile reste bien sûr Amazon et le moins cher Aliexpress, ce que j’ai choisi. (Parce que je n’étais pas pressée et que je n’avais pas envie de commander pour 25€ sur Amazon pour avoir la livraison gratuite.) Pour 3000 perles, j’en ai eu pour 3,31€ exactement.

L’usage maintenant. Tout d’abord, la découverte qui est déjà juste dingue pour les nains. Je les aies sorties comme une petite expérience à faire: on les a mises dans l’eau et on les a oubliées pendant 3h. Une fois revenus, les perles étaient devenues « géantes » et on s’est lancés, par le toucher d’abord. C’est une sensation plutôt incroyable, c’est tout doux et on a l’impression qu’elles sont mouillées mais pas du tout! Elles sont molles mais ne s’écrasent pas totalement. Elles rebondissent par terre et se cassent en petits morceaux si on s’assoit dessus. (Testé par le sixans.)

Après, on joue! J’ai sorti une tonne de trucs qu’on utilise dans la vie de tous les jours et je les ai laissés jouer comme ils en avaient envie. Je leur ai donné des bols, des pichets, des entonnoirs, des petites cuillères, des cuillères de bébés, des cuillères à glace, des cuillères à thé, des tamis, des pinces à épiler en plastique.. et ils ont joué comme des dingues. Ils ont transvasé, touché, séparé par couleurs.. ça a l’air de rien comme ça mais franchement ils se sont amusés comme des petits fous. Voici des photos pour vous donner une idée:

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Et voilà! Rien de bien transcendant mais vraiment rigolo et bon pour les petites mains!

Des bisous!

Six ans.

Y’a six ans j’entrais à l’hôpital en sachant que le lendemain je deviendrais maman. J’avais dix-neuf ans et j’étais terrifiée. J’étais terrifiée par la douleur de l’accouchement, terrifiée par ce qui m’attendait physiquement les jours suivants mais surtout j’étais terrifiée de devenir mère, tout simplement.

 
Puis j’ai accouché. Ca a fait mal, c’était dur et en même temps tellement euphorique! Je pense qu’il n’y a que quand on a vécu ce moment et les quelques heures qui suivent qu’on connaît réellement cet espèce de mélange de tristesse, de mélancolie, de joie, d’hystérie, de stress.. C’est un méli-mélo d’hormones qui te met le cœur et la tête à l’envers. Franchement, maintenant je donnerais beaucoup pour ressentir ça à nouveau.. C’était magique et totalement unique.

 
Maintenant quand je regarde ce petit garçon de six ans je pense rarement à ça, je pense surtout à tous les moments qu’on a passé ensemble depuis tout ce temps qui est passé incroyablement vite. Des moments de bonheur, des moments de colère, des moments de stress.. mais tellement de joie, tellement d’amour! Mon cœur en déborde si fort que parfois j’ai l’impression de dégouliner de guimauve, j’en suis ridicule. Mais je suis mère, et c’est comme ça.

 
Tous les soirs en couchant mon bébé (enfin, celui qui dans ma tête est encore mon bébé) je ne peux pas m’empêcher de lui dire que je l’aime et que je l’aimerai toujours, quoiqu’il arrive. Et c’est vrai. Peu importe ce qu’il fait, peu importe qui il devient, il est sorti de moi, il fait partie de moi. C’est important de le lui dire, un peu comme pour effacer les bêtises faites dans la journée et surtout pour lui laisser la possibilité de grandir comme il en a envie. Être libre d’être qui il veut je crois qu’il n’y a pas de plus grande chose que je peux lui offrir, à part être là à ses côtés pour accomplir ça aussi.

Parce que six ans ça passe trop vite.. Joyeux anniversaire mon Petitou.

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Mon fils, ce macho.

Je sais que je ne suis pas la fille la plus féministe au monde. Je ne me suis jamais sentie l’âme vengeresse des outrages faits aux femmes depuis des siècles, j’ai toujours fait passer mes besoins et mes envies personnelles avant, des besoins qui m’ont conduit à choisir comme travail de m’occuper de mes enfants, même si c’est devenu une situation qui peut paraître inutile ou même dégradante. Enfin, ce choix a tout de suite été heureusement partagé et accepté par le merveilleux Homme et je pense pouvoir dire qu’on en est tous heureux.

Bref, tout ça pour dire que malgré ça j’ai toujours tenu à bien faire comprendre aux nains que les filles sont comme les garçons, qu’elles ne sont pas moins fortes ou moins chouettes simplement parce qu’elles ont une zèzète. Et surtout, surtout, j’ai toujours voulu que mon fils (je vais parler pour le grand, le petit est encore trop petit.) ne fasse pas partie de ce troupeau de garçons disant constamment:

Mais c’est pour les filles!!!!!!!!

Ah, les clichés ont la vie dure. Malgré nos bonnes intentions et notre bonne volonté notre fils est devenu un petit macho. Qui grimace devant Blanche-Neige, qui refuse de regarder un dessin animé contenant une quelconque princesse, refusant tout ce qui n’est pas à 100% masculin. L’école, sans doute, les copains..

M’enfin, je refuse de céder. D’ailleurs ça me donne une excuse pour regarder La Belle et la Bête.

Et toi, t’en es où avec les clichés?